Le Maroc dépasse l’Afrique du Sud et devient le premier constructeur automobile du continent après avoir franchi le seuil d’un million de véhicules en 2025
Le Maroc a pris, en 2025, la tête de la production automobile africaine, reléguant l’Afrique du Sud au second rang, selon les données rendues publiques par l’Association nationale des constructeurs automobiles d’Afrique du Sud (NAAMSA) obtenues par Barlamane.com.
Le royaume a atteint, dès le début du mois de décembre, un volume cumulé d’un million de véhicules assemblés, contre 559 645 unités sur l’ensemble de l’année 2024, soit une hausse proche de 79 %.
Ce franchissement marque une rupture nette dans la hiérarchie industrielle du continent. La NAAMSA relève que «ce niveau de production place désormais le Maroc devant l’Afrique du Sud, longtemps premier pôle manufacturier automobile africain».
L’avantage marocain porté par l’énergie et le véhicule électrique
La NAAMSA explique que la performance du Maroc repose sur plusieurs facteurs dont «la disponibilité de l’énergie, son coût maîtrisé et la stabilité de l’approvisionnement ont favorisé l’expansion industrielle du pays». Le Royaume a engagé des investissements massifs dans les énergies renouvelables, réduisant progressivement la part des sources fossiles, encore proche de 70 % de la production électrique.
L’organisation professionnelle met également en avant le positionnement du Maroc sur le véhicule électrique. «La fabrication locale du Rocks-e d’Opel a débuté en 2021 alors qu’aucun véhicule entièrement électrique n’est encore produit en Afrique du Sud», relève-t-elle.
L’association ajoute que «le lancement annoncé, en janvier 2026, du Dial-E par le constructeur marocain Neo Motors confirme cette orientation», tout en rappelant que Tesla a choisi le royaume comme premier marché africain doté d’une présence officielle.
Pour la NAAMSA, la combinaison d’un cadre industriel favorable, d’accords commerciaux étendus et d’un environnement énergétique plus sûr explique le basculement observé en 2025, lequel redessine durablement les équilibres de l’industrie automobile africaine.