Le nouveau gouvernement marocain, dirigé par Mme Fatima Ezzahra El Mansouri, a connu un tournant décisif. Mme Madiha Khayr, ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle et de la Qualification, a été démise de ses fonctions.

Cette décision qui a été actée par le Roi Mohammed VI, à la demande de la cheffe du gouvernement en vertu des attributions que lui confère la Constitution, redéfinit les exigences d’intégrité au sommet de l’État.
Après la prestation de serment de la nouvelle équipe gouvernementale, des informations judiciaires et médicales à caractère personnel concernant la ministre évincée, ont été véhiculées sur les réseaux sociaux, éveillant des résonances médiatiques à même d’entacher le début de la nouvelle législature.

Aussi, la cheffe du gouvernement a immédiatement sollicité la révocation de la ministre auprès de Sa Majesté Le Roi pour protéger la cohésion et l’image internationale de l’administration marocaine.

Comme l’a souligné le porte-parole du gouvernement, M. Samir Belfkih, cette décision rapide répond à une obligation éthique. Elle permet d’établir des conditions favorables et sereines pour la mise en œuvre des réformes structurelles attendues.

Outre la mise en application rigoureuse des mécanismes de destitution et d’ajustement gouvernemental comme stipulés dans la Constitution, cette affaire met en exergue l’obligation des gouvernants à se conformer à la transparence et à un audit permanent des profils publics.

Elle témoigne également d’une volonté commune de privilégier la responsabilité et l’intérêt général au lieu des controverses stériles, la cohésion et la continuité gouvernementales, ainsi qu’une convergence d’attention sur les attentes des citoyens.